Le livre pour enfant, média de parentalité

Le livre pour enfant, média de parentalité

C’est vrai, un livre pour enfant, « ça ne marche pas à tous les coups » ! En réponse aux parents qui ont des doutes sur l’efficacité des livres pour enfants, Nathalie Le Breton revient sur cette notion d’« utilitarisme » à laquelle elle préfère celle d’espace de liberté où tout est à inventer.

L’avantage d’une communauté comme celle de NotiSeoton, c’est de pouvoir échanger, discuter, réfléchir et évoluer ensemble autour des sujets de la parentalité. Et, je l’espère, une façon aussi d’échapper à tous les diktats contradictoires qui circulent en matière d’éducation. En quelques mots, l’idée, c’est de se forger son opinion personnelle voire ses propres convictions.

Le livre pour enfant, média relationnel

Récemment, j’ai rencontré des parents dans une médiathèque. Ces parents étaient curieux mais sceptiques sur le rôle des livres pour enfants. Quelle est leur efficacité ? La pertinence du rituel lecture vaut-elle pour tous les enfants ? Pour eux, les livres pour enfants, ça ne marche pas à tous les coups. Soit. Pour moi -ceux qui me connaissent un peu dans mes passions le savent- le livre pour enfant est un média qui me donne à penser, à voir, admirer, apprécier, découvrir, rire, pleurer, me questionner. Certes, un média parmi d’autres qui participe à la relation parents enfants comme les activités artistiques ou sportives. De fait, cependant, ce média nécessite du temps et une posture spécifique sans rien garantir pour autant en termes de résultat positif ou « productif ».

Le livre pour enfant, média de parentalité

Le livre pour enfant est une chance

Le livre enfant n’est pas LA panacée, ni une obligation, ni la recette miracle d’une éducation réussie. C’est une proposition, un potentiel, une ouverture sur des possibles, un pari ! J’ose ce mot car la culture du management qui a envahi la sphère parentale me dérange profondément. Oui, un pari, à l’exact opposé des process, bien huilés qui justement doivent nous garantir un résultat « gagnant ». A cette vision, qui relève à mon sens, plus du dressage que de l’éducation, je préfère la notion de risque ou plus exactement dans sa version positive, celle de chance ! La chance d’être dérangés par la réaction de nos enfants, la chance d’entamer un dialogue si nos avis divergent, et d’y revenir plus tard si on le souhaite. Les livres pour enfants, dans leur créativité, peuvent générer des réactions différentes au sein d’une même fratrie et créer du débat. C’est alors une chance formidable pour les parents d’observer les traits de caractère de leurs enfants et de les voir s’épanouir dans cette liberté.

Le livre pour enfant est un média de liberté

En France, nous avons la chance d’avoir un paysage éditorial très fourni et pluriel. Ajoutez aussi celle d’avoir des auteurs et des illustrateurs variés qui alimentent notre imaginaire grâce au leur. Ces créateurs partagent leur vision du monde, leurs espoirs et leurs rébellions. Quand les enfants y ont accès, c’est alors des paris qui sont lancés. Le pari de vivre une bonne poilade familiale, le pari de tomber juste et de repérer les étoiles qui s’allument au fond, de leurs yeux. Ou quand l’empathie monte, les larmes qui affleurent. Enfin, et sans doute, est-ce le plus beau : le pari de voir ce petit d’homme se construire et s’affirmer sous nos yeux, loin des notions de notes ou de quotients. Bientôt, ces codes entreront dans sa vie. Ca, on en est sûrs mais est-ce que « ça marche à tous les coups ? » Le livre est un média de parentalité. Pour nos enfants, le livre est un média de liberté.

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Les Maternelles 2001/2016, naissance d’une aventure

Les Maternelles 2001/2016, naissance d’une aventure

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Arrêt sur image, ce 20 mai 2016 : nous achevons les tournages, il n’y aura pas de 16 ème année pour les Maternelles.

Les Maternelles : 15 ans d’engagement au sein d’une émission qui m’a collé à la peau comme le vêtement fétiche dans lequel on se sent si bien et que l’on retrouve à chaque fois avec plaisir.

15 ans à raison de 200 émissions Les Maternelles tournées chaque année, et encore ! Fut une époque où nous tournions plus d’épisodes…Bref disons environ 3000 émissions, 3 témoins à chaque fois soit 9000 personnes, parents, grands-parents, hommes, femmes et 1 à 2 professionnels de la naissance ou de la petite enfance par thématique. Ces 1500 spécialistes nous ont tous donné de leur temps avec une envie et une conviction toujours inaltérables.

Les maternelles France 5

Naissance de l’émission Les Maternelles

Les Maternelles sont nées et ont vécu sur France 5. A l’époque, ce n’est pas hasard. J’ai eu la chance de commencer aux premiers instants de cette chaine, il y a plus de 20 ans, grâce à son père fondateur Jean-Marie Cavada. Ce grand journaliste devenu homme politique a osé me faire confiance comme il l’a fait pour d’autres petits jeunes comme Michel Cymès (il va adorer que je le traite de petit jeune…), Olivier Galzi, Elizabeth Tchoungui, Olivier Minne… Le temps a passé et la chaîne « du savoir et de la connaissance » a pris son envol notamment avec Jean-Pierre Cottet. Confronté alors à des questionnements avec son tout jeune fils, il eut l’idée de créer Les Maternelles pour mieux comprendre tous les bouleversements inhérents à l’arrivée d’un enfant dans un couple. Je me souviens du casting l’émission comme si c’était hier. A l’époque, passionnée de désert, je revenais d’un trek dans le Ténéré, les cheveux ultra courts, toute brune de soleil. Devant moi venait de passer une grande blonde, peau blanche et le verbe haut qui me plaisait déjà : Maïténa Biraben. C’est elle qui remporta l’affaire haut la main et j’obtins le poste de chroniqueuse quotidienne, bouquins, infos, actu… Je récupérais l’étiquette de Madame « fond » mais surtout j’allais profiter de cet espace formidable pour présenter des livres pour enfants.

Les Maternelles au service des parents et des enfants

A l’époque, l’objectif premier, évident sur cette chaîne d’Etat, était de décrypter et d’accompagner les jeunes parents dans cette tourmente qu’est la parentalité. Les spécialistes avaient alors bien voix au chapitre puisqu’ ils étaient 2 par émission. Il y avait la volonté de guider les parents jusqu’au moment où l’on perçut que l’échange entre eux était une manière peut-être moins directive et moins culpabilisante de se soutenir les uns les autres. Au lieu de débattre entre pairs, le spécialiste présent pouvait déployer une écoute bienveillante, pointer un détail sans pour autant entrer dans la consultation ou l’analyse. Nous avions trouvé notre ton. De façon générale, le temps, ça compte, pour observer, pour comprendre, pour apprendre, pour aimer. Quand on me demande si jamais, je ne me lassais : ma réponse est non car même si les thèmes se répétaient, les personnes, elles, changeaient, leur histoire, le contexte aussi. Sans oublier l’avancée des neurosciences…

Les maternelles France 5

Un public fidèle

Souvent, il m’arrive de revoir des invités dans la rue, dans une gare ou un aéroport. Et bien sûr, nous discutons bébés, accouchements, naissances… Car, ils ont en tête des moments précis qui les ont aidés dans cette période si déterminante dans la vie d’une femme, d’un couple et d’une famille. De fait, Les Maternelles avaient été là pour eux au bon moment. Mieux, elles leur avaient permis de s’extraire de leur réalité immédiate de parents (les couches, les pleurs, les problèmes de sommeil, la fatigue…). Elles leur avait permis de s’ouvrir sur l’extérieur, de percevoir au détour d’une phrase, d’une émotion qu’ils n’étaient pas seuls face à ce chamboulement fait de grands bonheurs tout autant que d’angoisses et de remises en cause, d’espoirs et de confiance, tout autant que d’ambiguïtés et d’inquiétudes. Je partage ces sentiments car j’ai grandi en tant que femme, mère et compagne en partageant ces moments d’humanités à la fois intimes et subtils, surprenants parfois voire désarçonnants, drôles souvent. Mon second fils est né en année 3 de l’époque Maïténa. Il est l’enfant des Maternelles au sens où –oserais-je l’avouer- il a servi de terrain d’application. Evidemment il y eut des ratés de notre part, et heureusement ! Comme moi, vous savez qu’il n’y a pas de recettes miracles ! Et si les 3 enfants précédents nous ont permis d’être vraiment plus détendus, nous sommes loin de la perfection à l’énorme différence près que nous l’assumons, le papa et moi .

Bien plus que de la télé

Les Maternelles, quand j’en discute avec les copines : Julia Vignali me dit qu’on ne fait pas cette émission par hasard. Maïténa Biraben soutient qu’on en sort pas indemne. Karine Le Marchand affirme que c’est une émission qui transforme. Elisabeth Tchoungui pense qu’elle lui fait encore du bien, des années après son passage. Daphné Burki dit qu’elle l’a aidée à se positionner comme mère au point de faire son deuxième dans la foulée sans l’avoir vraiment cherché… Elle n’est restée qu’une année mais son corps a parlé pour elle! Personnellement, ces sujets me passionnent car j’ai trouvé là du sens. Grâce aux Maternelles, j’ai rencontré la générosité à l’état pur d’êtres humains tous empreints d’une même volonté : comment faire pour accompagner au mieux ces petits d’hommes et leurs familles ? Comment les aider à exister au monde le moins mal possible et faire jaillir ce qu’il y a de mieux chez chacun ? Il en va de l’avenir de notre planète et je ne suis pas dans l’emphase en l’affirmant.

Les maternelles France 5

Plaidoyer pour les bébés

Il y a trois ans, l’Unicef annonçait par sa présidente Michèle Barsach que la France comptait 3 millions d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté dont 9000 dans des bidonvilles. Vous l’avez bien compris: il s’agit bien de notre monde, pas celui situé sur autre continent à des milliers de kilomètres, NOTRE monde. Notre société a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond. Et les enfants, les bébés en sont à la fois les victimes et les symptômes. Mon objectif n’est pas de déclencher les larmes dans les chaumières en vain mais de me faire le porte-parole de ces petits d’hommes qui deviendront grands. Pour l’instant, ces derniers ne peuvent se faire entendre alors qu’on  impose et fait subir à certains d’entre eux de l’in-humain. Oui, il y a une prise de conscience d’ampleur nécessaire et indispensable. Et en même temps des pistes sont à inventer pour rompre avec un cercle infernal qui qui prend racine dès la naissance voire la grossesse et aboutit à des monstruosités délétères pour notre société.

Prise de conscience nécessaire

Car, le bébé est en danger quand on le tient trop longtemps à distance de sa mère après sa naissance. Le bébé est en danger quand sa mère n’arrive pas à le regarder ni lui sourire. Le bébé est en danger quand il n’est pas écouté. Le bébé est en danger quand il est frappé. Le bébé est en danger quand un quasi-frère abuse de lui dans une famille recomposée. Le bébé est en danger quand il est secoué. Le bébé est en danger quand il est sur-stimulé. Le bébé est en danger quand il est exposé aux perturbateurs endocriniens. Le bébé est en danger quand il devient objet de consommation…

On peut sérieusement s’interroger mais il n’y a pas de fatalité. Heureusement, parents, professionnels de l’enfance, sages-femmes, éducateurs, gynécologues, psychologues, chanteurs, comédiens se battent au quotidien pour préserver cette humanité qui tend de plus en plus à faire défaut. A leur niveau, individuellement, avec une détermination sans faille, ils y arrivent. Je n’ose imaginer ce que cela pourrait générer de renversement positif, pour nous tous, si l’on se mettait ensemble en priorité derrière la cause des bébés.

Et pourtant avec vous, je veux y croire.

Nathalie Le Breton

Le livre pour enfant, média de parentalité

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Avez-vous entendu parlé de ces études qui circulent sur le langage et le nombre de mots que possèderaient les jeunes Français ? Il semblerait que ce nombre de mots soit en chute libre depuis 20 ans inquiétant certains spécialistes car, quand les mots manquent pour se faire comprendre, il ne reste alors que les poings pour s’imposer. Soit.

Mon tempérament résolument optimiste (merci à ma famille) m’empêche d’être alarmiste mais je dois avouer que je ne peux m’empêcher de saisir ce type d’occasion pour clamer haut et fort : vive les livres pour enfants alors !

Le livre, outil de langage par excellence

Quand on me demande à quoi sert de lire auxet avec, si ce n’est pour leur apprendre à lire, je réponds volontiers, outre le bonheur de se découvrir l’un l’autre, et d’être dans la construction d’une relation longue durée, que ça sert aussi à apprendre à parler, à nommer l’autre et le monde en général donc à le concevoir ! Lors d’une conférence proposée par Evelio Cabrejo Parra Psycholinguiste, vice-président d’A.C.C.E.S., j’ai réalisé qu’effectivement, on apprend à compter et on apprend à lire à l’école mais l’enfant (excepté s’il souffre d’une pathologie spécifique) apprend à parler entre 0 et 5 ans dans son environnement, sans professeur, « naturellement ».Le défi cognitif est considérable, l’importance du bain langagier et le rôle des figures parentales dans cette transmission évidente.

Et le langage vint - NotiSeoton

Des histoires, des images qui rapprochent parents et enfants

Alors, j’aime vous imaginer le livre dans les mains, le bébé ou l’enfant dans les bras, cette posture formant un cocon doux et chaud où il fait bon se lover. Il y a de la proximité et pourtant suffisamment de distance pour percevoir progressivement que jeest autre. Les histoires nous touchent, déclenchent des réactions, font éventuellement référence mais ce n’est pas tout à fait entièrement les nôtres, et surtout on s’en éloigne librement, dès que l’on veut, en fermant le livre. Quant à l’iconographie des albums jeunesse, elle permet aux tout-petits de nommer une fraise, de la différencier entre tous les fruits puis de la reconnaître juste à sa forme et sans sa couleur rouge avant même de l’avoir trouvée dans son assiette. Génial !

Et s’il ou elle se tortille pour échapper à ce cocon, s’il ou elle s’endort ? Qu’importe, ce n’est pas le moment, ce n’est pas son moment comme parfois ce n’est pas le vôtre ! Le bain langagier ne se résume pas qu’aux livres, même si je l’avoue, ce bain-là a des couleurs exotiques qui ouvrent des horizons sans fin. Irréductible je reste, comme vous, je l’espère !

Bien à vous,

Nathalie Le Breton

Le livre pour enfant, média de parentalité

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Le développement de l’intelligence artificielle (IA) et avec elle les robots humanisés ouvrent sur des perspectives inimaginables et pourtant bien plus proches de rejoindre nos  vies quotidiennes qu’on pourrait le croire. Pas une journée sans l’annonce d’un progrès fulgurant côté IA. Ainsi cet après-midi, victoire vantée dans la presse : les robots savent lire et comprendre ce qu’ils lisent !

Les robots pourront tout faire

Après les machines en usine, les voitures, les chiens, viendront donc bientôt les robots-nounous, les robots-infirmiers, les robots prof de gym, les robots-cuistots et sans doute les robots-parents. On peut ne pas y croire, on peut le déplorer, on peut s’enthousiasmer…

Personnellement, tous ces possibles m’incitent plus que jamais à me recentrer sur ce que j’aime dans l’être humain et donc à me retourner vers les bébés, les enfants et leurs parents.

 

Les robots savent lire ? Nous on aime lire

Le véritable besoin de votre bébé, c’est vous !

Une fois rassasié, une fois soigné, que veut un bébé ? Un jouet ? Un livre ? Une chanson ? Une berceuse ? Non ! Il vous veut, vous, en train de lui lire une histoire, de lui chanter une chanson. Vous, votre regard, votre voix, votre odeur, votre peau, votre attention, votre sourire, vos bras contenants qui sont les mêmes qu’hier mais pas tout à fait les mêmes. Rien n’est toujours pareil même sous le soleil, nous dit le chanteur. Mais oui ! Et c’est ça qui est formidable pour nous tous, petits et grands ! Vous le savez bien, vous qui entamez peut-être pour la centième fois, la lecture de son album préféré, en sachant qu’il va repérer la moindre respiration qui n’était pas là hier, le mot tronqué, la page sautée. Il râle, il vous reprend et vous allez réagir, l’embrasser, recommencer, arrêter, vous fâcher, souffler.

« Vive les imperfections de l’être humain »

Mais qui est-il ce zouzou qui ne se laisse pas faire et vous surprend ? Et vous, qui êtes-vous qui, soudain, le dérangez (un peu) dans ses acquis, peut-être dans ses certitudes ? Vive les imperfections de l’être humain, ces interstices qui nous obligent à nous adapter et à nous améliorer. Nos enfants ne nous demandent pas d’être parfaits comme des machines, si tant est qu’elles le deviennent un jour, ils nous demandent d’avoir confiance, d’avoir envie, d’espérer, d’essayer, d’oser… Toutes ces choses un peu aléatoires et souvent variables qui, sans doute, les inciteront à devenir meilleurs que nous et mieux que des robots, même humanisés !

Nathalie Le Breton

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Septembre et ses bonnes résolutions, ses nouveaux crayons, ses nouvelles activités… On efface tout et on recommence ? Non pas vraiment car nos enfants durant ces deux mois ont changé, grandi, et nous aussi probablement, en étant plus disponibles, moins soumis au rythme effréné de la vie quotidienne, plus détendus.

Il y aura peut-être une entrée au CP et l‘apprentissage en douceur de la lecture mais aussi tout le reste. Ces quelques minutes hors les tâches pratiques : respirer leurs cheveux, observer leurs éclats de rire et leurs bouderies, choisir un jeu avec eux et les laisser s’envoler dans leur imaginaire, choisir un livre avec eux et se surprendre les uns les autres, rire ensemble, s’émouvoir, râler, discuter, prendre parti. On parle souvent du rituel de la lecture du soir. D’une façon générale peut- être partagez-vous cet avis ? – je me méfie des mots qui nous enferment. Lecture du soir, du matin ou du midi, qu’importe ? Et si l’un de ces soirs, l’un de ces matins, il n’y a pas de lecture, car pas de temps, une grosse fatigue ou tout simplement pas l’envie, surtout ne pas s’obliger, expliquer à l’enfant que ce n’est que partie remise à un moment qui ne sera que pur plaisir. Promis ! Certes, il m’est arrivé de m’obliger et même de sauter des pages, l’air de rien pour aller plus vite. Mes fils me retoquaient systématiquement ou me demandaient la lecture d’un livre supplémentaire car justement nous étions allés trop vite. Prise à mon propre piège ! Il m’est arrivé aussi de me forcer et au final de me laisser envahir par le plaisir de m’absorber dans ce moment comme dans un refuge et d’oublier mes préoccupations.

Foin des principes qui précèdent la pensée ! Voilà ce que m’apprennent entre les lignes, jour après jour, les livres pour enfant. Un jour, c’était hier, mon dernier fils, l’enfant des Maternelles, comme celui de Maïténa, Julia ou celle de Karine ou de Daphné, comme le vôtre, mon fils Aris a su lire grâce à ses enseignants et non pas grâce à ce rituel… mais encore aujourd’hui, nous lisons ensemble à haute voix et il m’arrive de le voir s’endormir comme il m’arrive de m’endormir au son de sa voix. En toute sécurité, dans notre cocon familial. Trop bien !

Belle rentrée à tous !

Nathalie Le Breton