C’est la rentrée : c’est reparti ou ça continue ?

C’est la rentrée : c’est reparti ou ça continue ?

Septembre, moment intense pour la vie de famille, où l’on regrette un peu le temps des vacances tout en soufflant (parfois) de voir nos enfants repartir à l’école, à la crèche ou chez l’assistante maternelle.
Septembre et ses bonnes résolutions, ses nouveaux crayons, ses nouvelles activités… On efface tout et on recommence ? Non pas vraiment car nos enfants durant ces deux mois ont changé, grandi, et nous aussi probablement, en étant plus disponibles, moins soumis au rythme effréné de la vie quotidienne, plus détendus.

Il y aura peut-être une entrée au CP et l‘apprentissage en douceur de la lecture mais aussi tout le reste. Ces quelques minutes hors les tâches pratiques : respirer leurs cheveux, observer leurs éclats de rire et leurs bouderies, choisir un jeu avec eux et les laisser s’envoler dans leur imaginaire, choisir un livre avec eux et se surprendre les uns les autres, rire ensemble, s’émouvoir, râler, discuter, prendre parti. On parle souvent du rituel de la lecture du soir. D’une façon générale peut- être partagez-vous cet avis ? – je me méfie des mots qui nous enferment. Lecture du soir, du matin ou du midi, qu’importe ? Et si l’un de ces soirs, l’un de ces matins, il n’y a pas de lecture, car pas de temps, une grosse fatigue ou tout simplement pas l’envie, surtout ne pas s’obliger, expliquer à l’enfant que ce n’est que partie remise à un moment qui ne sera que pur plaisir. Promis ! Certes, il m’est arrivé de m’obliger et même de sauter des pages, l’air de rien pour aller plus vite. Mes fils me retoquaient systématiquement ou me demandaient la lecture d’un livre supplémentaire car justement nous étions allés trop vite. Prise à mon propre piège ! Il m’est arrivé aussi de me forcer et au final de me laisser envahir par le plaisir de m’absorber dans ce moment comme dans un refuge et d’oublier mes préoccupations.

Foin des principes qui précèdent la pensée ! Voilà ce que m’apprennent entre les lignes, jour après jour, les livres pour enfant. Un jour, c’était hier, mon dernier fils, l’enfant des Maternelles, comme celui de Maïténa, Julia ou celle de Karine ou de Daphné, comme le vôtre, mon fils Aris a su lire grâce à ses enseignants et non pas grâce à ce rituel… mais encore aujourd’hui, nous lisons ensemble à haute voix et il m’arrive de le voir s’endormir comme il m’arrive de m’endormir au son de sa voix. En toute sécurité, dans notre cocon familial. Trop bien !

Belle rentrée à tous !

Nathalie Le Breton

Que lire, pour quel âge ?

Que lire, pour quel âge ?

Vous m’avez souvent posé cette question. Et de fait, certains éditeurs vous orientent dans ce sens, en précisant une tranche d’âge ou un âge minimum. Une mention qui répond parfois à un principe de précaution à l’égard du type d’encre ou des matières utilisées dans l’album. Cependant, la plupart du temps, il s’agit d’inscrire ces livres en parallèle du développement de l’enfant. On imagine ce qu’il est capable de comprendre ou non, on imagine quel type d’histoire est susceptible de lui convenir ou non… Soit. Dans NotiSeoton, nous avons nous aussi participé à cette segmentation en usage en étant toutefois, « que » , partiellement convaincus ! Pour tout vous dire, je me souviens avoir lu à mon dernier fils Aris, dès ses premières semaines de vie … Le Comte de Monte-Christo d’Alexandre Dumas, non pas pour en faire un littéraire pur jus, mais simplement parce que j’adore cette œuvre depuis mon enfance. Je savais pertinemment qu’Aris n’entrerait pas dans l’histoire. Mais j’étais persuadée qu’il ressentirait ce plaisir que j’avais, dans mes intonations et le rythme de mes lectures.

Je n’ai jamais été rivée aux recommandations d’âge, et aujourd’hui j’ai quasiment plus de satisfaction à lire de la littérature jeunesse que des livres dits pour adultes ! Pour leur histoire, leur sensibilité, leur audace, leur personnalité, leurs parti-pris et leur esthétique, souvent. Ces livres-pépites sont autant de portes ouvertes sur la richesse de l’être humain et de notre monde. Ils participent à aiguiser nos esprits et ceux de nos enfants, notre curiosité, notre appétence à la richesse de toutes nos différences comme à ce qui nous rassemble. Et c’est infini ! Même un grand peut replonger dans un imagier de qualité tant les niveaux de lecture sont variés ; sans parler du bonheur de vous montrer que maintenant il sait le lire « comme un grand » . Et inversement pour les contes et les histoires plus élaborées. Peut-être faudra-t-il écourter le temps de l’histoire mais pourquoi en restreindre l’accès ? Certes, je comprends la nécessité de marquer le territoire de chacun quand il y a une fratrie, mais quelle jubilation intérieure lorsque l’histoire est telle qu’elle balaye les classes d’âges et réunit la famille. Et si vous tentiez l’expérience ? Vous me raconterez ?

Bien à vous,

Nathalie Le Breton

Le temps des livres, c’est maintenant.

Le temps des livres, c’est maintenant.

Prendre un livre, s’asseoir ou s’allonger, choisir les bons coussins, le coin près de la fenêtre ou au pied du lit, se réjouir rien qu’à l’idée de partager ce court moment avec son ou ses enfants. Le temps de s’installer, de se poser, le temps de choisir, le temps d’hésiter, le temps d’en parler et le temps de commencer… Surtout essayer de ne rien escamoter car le temps du livre est éminemment sensitif à la différence du temps plus intuitif des tablettes et autres écrans qui habitent nos vies. Déjà nos enfants s’étonnent sans rien dire, déjà ils nous observent, si différents de ce que nous sommes d’ordinaire, pressés, débordés, efficaces, occupés…

Là, ils ont enfin l’occasion de nous capter dix ou trente minutes, rien que pour eux, et nous aussi ! Quel bonheur ! Se rappeler que oui ! C’est un petit bonheur, un luxe, une chance. Le quotidien reprendra ses droits, assurément, vous le savez bien.

Plaisir d’être ensemble, plaisir de s’écouter, de se regarder, plaisir de s’extraire dans un autre univers, une autre histoire. Etre là mais être ailleurs en toute sécurité tout près son parent.
Etre là dans un temps suspendu qui pourtant nous fait voyager, rêver, réfléchir, sourire .

J’aime à penser que lorsque l’enfant accroche avec un livre, c’est aussi avec tout cet espace-hors-temps qu’il accroche. Ici et maintenant.
Alors place à la relaxation…euh à la lecture, voulais-je dire !

Bien à vous,

Nathalie Le Breton

Merci d’avoir adhéré à la Box NotiSeoton

Merci d’avoir adhéré à la Box NotiSeoton

C’est une confiance forte de votre part et donc de mon côté une grande responsabilité à ne pas vous décevoir. J’espère que, grâce au choix de ces livres, vous prendrez en famille beaucoup de plaisir comme j’en ai eu à concocter cette sélection pour vous. Comptez sur moi pour veiller à la variété des auteurs, des éditeurs, des propos et des illustrations. J’aime les albums qui ont une haute estime de nos enfants et de leurs parents! J’aime les livres qui prêtent à rire, discuter, pleurer, crier… bref des livres qui ne laissent pas indifférents ! Si, d’aventure, vous avez déjà l’un d’entre eux, n’hésitez pas à en faire cadeau aux cousins, aux copains. Bienvenue dans notre communauté des médiateurs de temps et d’échanges autour des livres pour enfants !

Bien à vous,

Nathalie Le Breton

Les thémaBox du mois

Les thémaBox du mois

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