Je ne te vois plus – Livre pour enfant – Littérature jeunesse

Je ne te vois plus – Livre pour enfant – Littérature jeunesse

Je ne te vois plus

A la mort des personnes que l’on aime, le manque se fait sentir.

Je ne te vois plus, de Paul Martin, éditions Les 400 coups.

L’avis de Nathalie Le Breton sur Je ne te vois plus. Voici un livre pour enfant destiner à évoquer un être cher grâce à tous les souvenirs que l’on a de lui. Face à la mort, les enfants ont besoin de mots. Pas nécessairement pour entrer dans des explications physiologiques ou philosophiques. Mais peut-être juste pour rendre supportable un moment douloureux et donner du sens à la vie.

Il y a de la nostalgie dans cet album tout en sensibilité : la nostalgie de ce qui a été, de ce que l’on a partagé, de ce que l’on a appris ensemble. Peu de phrases, juste l’essentiel sur fond de couleurs légèrement fanées. On peut imaginer qu’il s’agit du décès d’un grand-parent ou d’un proche qui a compté mais que l’on ne verra plus. L’incompréhension, le manque, la tristesse affleure subtilement quand l’enfant égrène ses souvenirs. Mais si l’être aimé n’est plus, il reste ces souvenirs, tous ces petits moments de bonheurs au quotidien symbolisés par des objets qui sont imprimés à jamais chez l’enfant qui grandit : une guitare, des bottes… Et rien qu’à la vue de ces objets, le sourire revient. Et sans doute l’envie de transmettre à son tour, un jour.

Car cet être cher continue de vivre dans nos cœurs et dans nos têtes. Et l’on espère inconsciemment qu’il en sera de même pour chacun d’entre nous. Ainsi va la vie des Hommes…

Auteur : Paul Martin

Éditions : Les 400 coups

Thème : éducation, famille

Âge : 3/5 ans

Je ne te vois plus - livre pour enfant

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Ma rentrée colère

Etre porteur de la trisomie 21 n’est pas un obstacle à vivre épanoui à l’école.

Ma rentrée colère, de Eric Sanvoisin et  Anna Obon, éditions La souris qui raconte

L’avis de Nathalie Le Breton sur Ma rentrée colère ou la rentrée au CP d’un petit garçon porteur de la trisomie 21 dans une nouvelle école. Car pour cet enfant, ce n’est pas sa première grande rentrée scolaire.

Un bon départ

Jusque-là, tout allait bien parce qu’il avait été accueilli à bras ouverts par une maîtresse d’école maternelle attentive et bienveillante dont il était évidemment tombé amoureux. Par ailleurs, ses nouveaux copains s’étaient montré plutôt gentils. De ce fait, cette date était restée inscrite dans ses souvenirs comme le plus beau jour de sa vie. De quoi vivre heureux avec toutes ses particularités qu’il décrit malicieusement dans la première partie de Ma rentrée scolaire. Puisque, par ailleurs, ce petit garçon se connaît bien dans ses émotions et dans ses humeurs.

Quand l’école vire au cauchemar

Cette nouvelle rentrée scolaire, avec les craintes qu’elle représente pour tous, se révèle vite être son pire cauchemar. Des camarades malveillants et cruels qui ont l’art et la manière de le faire sortir de ses gonds, le mettent profondément en colère d’où le titre Ma rentrée colère.

La force de Ma rentrée colère, dont le narrateur, Robin, atteint de Trisomie 21 est aujourd’hui âgé de 21 ans, c’est de nous placer au plus proche des ressentis de révolte de cet enfant devant tant d’injustice. Certes, la stigmatisation porte sur la trisomie 21 mais elle pourrait concerner n’importe quel enfant victime de harcèlement pour une toute autre raison. Grâce à son nouveau professeur –parfait dans son rôle d’encadrant- le héros de cette histoire sort de sa violence et réussit à se calmer. De quoi tomber amoureux de son maître !

Auteur : Eric Sanvoisin

Illustration : Anna Obon

Éditions : La Souris qui raconte

Thème : Handicap, trisomie, maladie, différence

Âge : 3/6 – 6/9 ans